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 ll n'est de grand amour qu'à l'ombre d'un grand rêve.

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Aschlan
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MessageSujet: ll n'est de grand amour qu'à l'ombre d'un grand rêve.   Jeu 10 Juil 2008 - 23:55

Les couloirs sans fin des sous sols de la corporation se déversent encore et encore formant un dédale mortifère, où chaque recoin recèle son lot de surprises. Seuls les initiés les plus habiles peuvent prétendre se déplacer relativement aisément dans ce labyrinthe infini et déjouer de ce fait les plus fourbes traquenards.

Gabriel arpentait ainsi sans conviction aucune ces sinistres lieux. D'un pas las; mais certain de son chemin, il avançait. Son esprit éternellement mélancolique vagabondait au grè de ses rêveries chimériques. Ses aspirations de liberté, de grands espaces restaient cependant immuablement les mêmes depuis sa tendre enfance, et il ne pouvait ainsi s'empêcher d'imaginer ce qui se déroulait "en haut ". Il se prenait parfois à songer.... se voyant savourer à nouve*u les doux rayons solaires réchauffant sa pe*u.... humant les doux parfums offerts par Dame Nature... profitant des joies les plus simples en somme... Des plaisirs certes naïfs, mais que trop éclipsent au profit de choses sans saveurs, sans couleurs, sans odeurs...

Il avait conscience que le combat qu'il menait ici dans l'ombre avec son clan, -qui accessoirement était mené par son père Jonas-, était capital, il était nécessaire que quelques personnes militent pour le bien de tous, mais la macabre routine, qui tendait à s'installer au fil des années qui filaient, devenait de plus en plus oppressante écrasante... Les horreurs succédaient aux horreurs, les morts aux morts... Il avait vu s'éteindre sous ses yeux impuissants un nombre bien trop important d'innocents, écrasés sous le poids de l'avarice de quelques "seigneurs" prêts à tout pour mettre la main sur d'éphémères ressources.

Pour exorciser les maux qui le torturaient, il marchait au travers les méandres sinueux des tunnels qui serpentaient les sous sols... avec pour seule et unique compagnie les souvenirs indélébiles des abjections passées... fruits de sa mémoire et malheureusement non de son imagination, ceux-ci le torturaient encore et encore.

Gabriel était donc un jeune homme tourmenté, déchiré entre la nécessité de ses combats -ou peut être même "ces" combats il ne savait plus lui même- et l'absurdité des seigneurs qui régnaient "en haut". Faut-t-il continuer de se battre contre ces monstres? Pourquoi ces Hommes font-il subir à des peuples entiers de tels supplices? Combattre le mal par le mal...est-ce réellement nécessaire? Son père n'avait répondu que trop vaguement à ses interrogations... Et le doute avait germé au sein de son esprit...

De Jonas, il ne possédait que le physique non moins attrayant. Si l'un n'avait point été bonifié par l'âge, il aurait été aisé de les confondre tel de vrais jume*ux. En effet, tout deux possédaient des cheveux châtains qui peignés au grè de leurs humeurs sublimaient leur visage au regard d'émeraude. Leur taille ni trop grande ni trop petite, s'harmonisait parfaitement avec leur musculature assez développée, et leur teint légèrement hâlé, malgré l'absence chronique de soleil, leur octroyaient un certain charme. Cependant, leur deux caractères étaient en totale opposition, l'un était une figure emblématique et héroïque de la résistance, droit, fier et charismatique tandis que l'autre était un mélancolique torturé aux humeurs parfois volcaniques.

Une heure ou deux, peut être même plus, passèrent, sans que rien d'inhabituel ne se produisit, lorsque tout à coup au détour d'une intersection, Gabriel entendit des gémissements qui vinrent ainsi briser le silence religieux qui régnait sans partage sur les catacombes. Par réflexe, il saisit brusquement sa dague d'argent et passa subrepticement sa tête afin de regarder d'où provenaient ces bruissements. Et là... qu'elle ne fût pas sa surprise! Une jeune fille dont il nota une certaine pâleur, était assise à même le sol et semblait pleurer. Il faisait trop sombre pour qu'il puisse apprécier ses traits, et il se refusa de l'approcher, préférant l'observer à distance respectable. Mais sa contemplation partielle fût vite interrompue, lorsqu'il sentit la présence proche de ses compagnons.

Il repartit donc en direction du campement, tout en ressassant l'image de cette jeune femme énigmatique...

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Aschlan
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MessageSujet: Re: ll n'est de grand amour qu'à l'ombre d'un grand rêve.   Jeu 10 Juil 2008 - 23:56

La réponse n'est pas de moi mais pour que vous suiviez l'histoire je la met.


La fatigue avait vidé sa tête, elle marchait depuis des heures dans les sombres tunnels suintant d’humidité des sous sols de la confédération galactique. Elle ne savait pas où ses pas la portaient mais elle marchait. Savons nous jamais vraiment où le vent de la vie nous pousse ? Nos décisions ne sont elles pas qu’illusion dans les entrelacs du destin ?
Elle trébucha et son genou vint douloureusement s’écorcher contre la pierre granuleuse des murs sales. Des larmes montèrent à ses yeux. Oui s’était peut être ça, peut-être avait elle besoin de pleurer, pour alléger son cœur faute de ne pouvoir libérer son âme.
Le tunnel semblait s’élargir, il s’évasa insensiblement jusqu’à devenir une grande salle où des torches rivées aux murs donnaient un éclairage blafard. Elle s’assit à terre, épuisée, et laissa ses larmes couler et former de petites rigoles sur la blancheur de ses joues.
*
* *
Quand j’ouvris les yeux ce matin là, je le fis sans envie, j’aurai voulu dormir, dormir, dormir. Dormir pour ne plus ressentir ce vide que mes nombreuses activités ne parvenaient pas à combler, ce vide au fond de moi et au fond de mon cœur, ce néant dont j’ignorais le sens et qui me plongeait dans l’angoisse. Je devais me jeter dans l’action, sortir de ma torpeur pour exister encore !
J’irai rejoindre la résistance et je me battrai comme d’autres le font contre cette société servile qui endort les consciences et annihile les envies et je donnerai un sens à ma vie !
Et c’est comme on jette une bouteille à la mer que j’ai rassemblé mes maigres effets et que j’ai pris le mystérieux chemin des catacombes sans bien savoir, en fait, ce que j’y trouverai.
*
* *
La jeune fille épuisée s’était endormie à même le sol, sa chevelure blonde répandue autour d’elle, les flammes virevoltantes des torches animant les ombres de son visage.
Les trois hommes marchaient le long du tunnel principal dans un silence qui en disait beaucoup sur leur habitude de la clandestinité. Ils transportaient dans de grands sacs le ravitaillement nécessaire aux combattants de l’ombre qui, du fond des sous-sols, œuvraient pour la liberté. C’est avec prudence qu’ils s’approchèrent de la jeune fille endormie, ils se regardèrent dubitatifs. C’était presqu’une enfant aux yeux rougis de larmes. Ils savaient que s’ils la ramenaient au repaire Jonas en serait fâché mais la balance pencha en faveur de la compassion et ils réveillèrent la jeune femme pour la conduire loin des dangers des catacombes.
Quand il vit arriver le petit groupe, Jonas fronça les sourcils. Ses hommes ne comprendraient donc jamais que la méfiance était la clé leur sécurité et plus encore en cette période trouble où la guerre couvait entre les cendreux et quelques électrons libres transfuges de la confédération.
*
* *
Je compris dés que je vis le regard de l’homme que mon affaire n’était pas gagnée d’avance. Il allait falloir le convaincre de me laisser une chance de me battre à leur coté. Ses yeux sombres où se mélangeaient colère et curiosité m’examinaient. J’attendais qu’il parle, j’attendais de pouvoir nouer le dialogue pour lui faire comprendre ma détermination, mon besoin d’action, ma soif inextinguible de m’accrocher à un idéal.
Je n’eu droit qu’à un hochement de tête et je passais les semaines qui suivirent à accomplir les tâches nécessaires à la survie de la petite communauté avec le sentiment d’être constamment observée. J’y mis tout mon cœur, toute ma volonté et toute ma détermination.
Peu à peu Jonas se détendit et me confia des missions plus valorisantes et je me rendis enfin vraiment compte du danger de cette vie et de l’importance de cet engagement, de la précarité des peuples soumis aux pillages et à la destruction. Seulement quelques semaines en ces lieux et je pleurais déjà des amis comme d’autres pleuraient leurs parents, leurs enfants, leurs amours dans l’indifférence totale de ceux qui se croyant plus puissants et plus vertueux, décidaient de la vie et de la mort en se comportant comme des barbares au lieu de se conduire comme des seigneurs.
J’avais trouvé mon combat et la force de le mener.

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MessageSujet: Re: ll n'est de grand amour qu'à l'ombre d'un grand rêve.   Lun 14 Juil 2008 - 0:06

(la suite écrite par moi)

Gabriel arriva au campement où une atmosphère plutôt sereine flottait. Chacun exécutait la tâche qui lui avait été assignée le matin même, cependant pas un mot, pas un éclat de rire, de joie ou de peine ne se faisait entendre. Le silence et la discrétion étaient les maîtres mots de ces guerriers de l'ombre. Les gestes et regards s'étant progressivement substitués à la parole, l'écho de leurs voix ne résonnait que rarement hors des cocons illusoires de leurs abris rudimentaires.

Ainsi va la vie dans les sous-sols de la Corporation, nulle place pour de quelconques futiles agréments, il faut s'armer de courage et surtout de la ténacité pour espérer ne pas sombrer dans un profond désarroi, face aux abominations qui rythment bien souvent les jours sans lumière des résistants ...

Le jeune homme encore ébouriffé par sa singulière rencontre, pénétra dans sa tente. Celle-ci était légèrement plus spacieuse que celles de ses compagnons. En effet, être le fils du chef, ne présentait pas uniquement des désagréments... Son refuge offrait ainsi deux pièces, d'un côté un coin de repos où se juxtaposait à son lit exigu, une étuve de cuivre dans laquelle il pouvait se rafraichir, et de l'autre un espace moins intimiste où trônaient timidement deux vieux sofas pourpres. Quelques bibelots d'une valeur certaine, étaient parsemés ici et là, tentant tant bien que mal d'agrémenter quelque peu, où tout du moins, adoucir l'austérité des lieux. Mais le plus remarquable objet restait sans nul doute possible, le majestueux lustre cristallin, relique ancestrale familiale, qui tel un ectoplasme éthéré ondulait voluptueusement sous la tente, diffusant de ce fait de doux rayons tamisés forts agréables.

Alors que Gabriel se dirigeait vers le récipient métallique afin de redonner un semblant de clarté à son visage, il entendit au dehors d'inhabituels chuchotements. Alerté par ces bruissements, il sortit donc de son antre. Et quelle ne fut pas sa surprise, elle se tenait là, au milieu de ses frères d'armes, celle qu'il avait surprise effondrée au détour d'un tunnel. Plusieurs sentiments semblaient s'entremêler dans son esprit.

Mon père lui faisait face, figé comme à son éternel habitude, dans une posture droite, sûr de lui. Il dévisagea longuement la nouvelle arrivante puis regarda dubitatif ceux qui l'avaient conduite jusqu'ici. Moi je me contentai de rester à l'écart de tous, ne pouvant m'empêcher d'admirer la be*uté énigmatique qui émanait de cette jeune femme. Une étrange sensation m'envahissait dès lors que je posais mon regard contemplatif sur sa personne. Jamais je n'avais ressenti pareille émotion déstabilisatrice... enivrante... Les semaines passèrent, et elle s'intégra relativement rapidement au sein de notre petite communauté, moi je préférais l'ombre, la solitude et malgré mon envie ardente de lui adresser la parole, je ne succombais point à cette tentation pourtant virulente.

Plus le temps passait et plus les missions auxquelles elle était affectée, se révélèrent épineuses, ce qui marquait la confiance grandissante de Jonas. Quant à Gabriel, il demeurait dans sa torpeur se refusant toujours à adresser la parole à la belle Claire.... jusqu'à ce fameux jour où tout bascula.

Alors qu'il errait encore dans les sinueux couloirs, un cri strident se fit entendre, non loin de l'endroit d'où il se trouvait. Il se précipita donc avec une agilité féline vers le lieu où se jouait ce qui allait se révéler être une sinistre scène.

Trois hommes masqués et armés retenaient la dernière recrue des Hommes de l'ombre en otage. Ils la sommaient de répondre à leurs questions. Pour se montrer le plus convaincants possible, ils avaient sorti le grand jeu. En effet, un couteau doré se baladait sur le visage de leur proie. Elle haletait et transpirait quelque peu mais refusait de coopérer.

"Plutôt mourir" sanglota-t-elle.

"Si tu y tiens..."ricana, le plus grand des trois hommes.

Ce dernier plongea alors sa main squelettique dans sa poche, en sortit un scalpel étincelant qui scintilla de façon ostentatoire dans la pénombre, puis il le porta à la gorge de la jeune femme. Et d'un geste preste et précis il incisa la froide lame dans la chair blanche de sa victime, un léger filet de sang suinta et....

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MessageSujet: Re: ll n'est de grand amour qu'à l'ombre d'un grand rêve.   Ven 1 Aoû 2008 - 0:35

Suite qui n'est pas de moi (un coup sur deux comme vous l'aurez compris):

Les jours passant et les missions se succédant Claire était peu à peu reconnue comme un membre à part entière de la petite communauté. Elle s'y sentait enfin chez elle, Jonas était un chef charismatique et chaleureux et ses compagnons des hommes et des femmes portés par leur engagement et la défense de leurs valeurs.
Seul Gabriel, le fils de Jonas semblait l'éviter. Le mystérieux jeune homme partait dés l'aube pour des missions dont elle ne savait rien et ne revenait que tard dans la nuit. Peut être ne voit il pas d'un très bon œil l'arrivée d'une nouvelle recrue, se disait-elle, peut être lui suis-je antipathique.

Ce matin là elle prépara méticuleusement son léger sac pour partir en mission avec l'un de ses camarades.
Jonas attendait l'arrivée d'un mystérieux chef d'État et ils devaient s'assurer de la sécurité du trajet que celui ci emprunterait pour parvenir jusqu'au chef des hommes de l'ombre.

Kalos l’attendait à la sortie sud du repaire. C’était un homme d’une quarantaine d’année rompu à l’exercice. Claire avait déjà effectué plusieurs missions à ses cotés et constaté son expérience et sa prudence.
Ils partirent sans plus attendre et cheminèrent en silence sur près de 3 kilomètres. Ils s’engagèrent ensuite dans un petit escalier sombre qui devait les mener au niveau supérieur.
A mi-chemin, Kalos s’arrêta brusquement et fit signe à Claire de ne plus bouger, il semblait respirer une odeur qui l’inquiétait, il resta attentif pendant 2 ou 3 minutes avant de reprendre prudemment l’ascension des quelques marches qui restaient à parcourir avant d’arriver en haut.

C’est au moment où kalos franchissait la dernière marche que le coup de feu claqua. Claire vit avec horreur le corps de kalos s’affaisser, elle fit immédiatement demi-tour dans l’escalier pour prendre la fuite mais une grosse main avait saisi son bras et la tirait vers le haut.

Elle fut violemment projetée contre un mur et ressentit une forte douleur à l’épaule, un peu assommée elle vit néanmoins trois hommes menaçants s’approcher d’elle.
Celui qui paraissait être le chef portait une armure de cuir noir. Il s’accroupit pour l’immobiliser en serrant sa gorge de la main gauche, de sa main droite il tenait un couteau dont il promenait la lame sur le visage terrifié de Claire.

Maintenant jeune Demoiselle vous allez nous dire tous ce que nous voulons savoir grinça-t-il et nous emploierons la force s’il le faut.
Des larmes de peur coulaient sur les joues de la jeune femme, qui, puisant dans ce qu’il lui restait de courage, murmura.. Plutôt mourir …
Les yeux de son bourreau s’animèrent d’une joie perverse et la lame entailla sa joue et elle sentit son sang chaud et poisseux couler dans son cou.

Mais peut être y-a-t-il pire que la mort ! dit avec un sourire sadique l’un de deux hommes qui étaient restés à l’arrière. Il s’approcha d’elle en déboutonnant son pantalon pendant que son acolyte, par un adroit coup de scalpel, déchirait la tunique de Claire et libérait ses seins. Elle hurla.

La lame tomba des mains de l’homme, son expression se figea et Claire vit dans son regard de l’étonnement et de la rage et l’instant d’après son corps retomba lourdement à coté d’elle un couteau planté entre les omoplates.

Un combat s’était engagé entre les deux malfrats et Gabriel. Gabriel qui semblait mu par une rage immense, le visage déformé par la colère. Il avait des traits de tueur qu’elle ne lui connaissait pas. Elle entendit le craquement d’une colonne vertébrale et le premier homme s’effondra. Gabriel portait maintenant au second des coups rapides et puissants, il le battait à mort !

Ne le tue pas gémit Claire Jonas voudra l’interroger …

Au son de cette voix Gabriel sembla sortir de son état second de rage et de violence, de sa transe vengeresse. L’homme gisait à terre.
Il détacha un filin de sa ceinture et le ligota solidement.
Puis il se pencha vers Claire pour la recouvrir de sa cape et la souleva dans ses bras. Leurs regards se croisèrent et se fondirent l’un dans l’autre, leur corps tremblaient un peu dans l’émotion de ce premier contact. Il la serrait contre lui la bouche dans ses cheveux. Elle se laissait aller, la joue sur son épaule. Elle ferma les yeux pour ne plus écouter que le rythme de son cœur. Il la ramenait chez eux.

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Aschlan
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MessageSujet: Re: ll n'est de grand amour qu'à l'ombre d'un grand rêve.   Mer 6 Aoû 2008 - 21:26

(La suite by me, bonne lecture, esprit prude s'abstenir ca devient quelque peu... chaud)

Tout en marchant, Gabriel lui susurra ces quelques mots:

"Je vais te faire découvrir mon havre de paix, mon refuge"

C'était la première fois qu'elle entendait le son de sa voix. Celle-ci paraissait être teintée d'une certaine mélancolie mais aussi, paradoxalement, possédait quelque chose de rassurant, chaleureux.
Ils arpentèrent donc, les couloirs exigus de ces sous-sols infinis jusqu'à cet énigmatique abris.

Une fois arrivé à celui-ci, c'est avec une infinie précaution, qu'il la déposa sur un magistral lit sculpté dans un marbre blanc. Toute tremblotante qu'elle était à cause de son contact plus que rapproché avec Gabriel, elle songeait. Contemplant ce lieu inconnu à ses yeux. Ce refuge caché, jalousement gardé et tenu sous le sceau du secret par le fils du Jonas...

... Creusé à même l'abrupte roche, ce sanctuaire recèle bien des mystères quant à sa genèse originelle. L'ambiance unique se dégageant vaporeusement des parois naturellement escarpées ajoutant du charme à cet éden Enferique -oui car ne perdons point de vue le lieu où se déroule notre épopée- . Un filet d'e*u timidement tiède, mais permanent, léchait sans pudicité le mur du fond, formant à son pied un bassin où l'on pouvait s'y octroyer un instant de détente. Des bougies qui semblaient être éternellement en début de vie, véhiculaient de douces odeurs de fruits ainsi qu'une frêle lumière orangée.

"C'est donc ici qu'il s'isole..." pensa-t-elle.

Nos deux héros s'observaient en silence, leurs cœurs palpitaient, leurs corps et leurs âmes se désiraient ardemment. Le jeune Homme ôta sa chemise -qui s'apparentait d'avantage à un haillon- dévoilant à Claire son torse nu. Ses muscles, ni trop ni trop peu développés firent frissonner la jeune femme. Elle détourna la tête tandis qu'il se débarrassait du reste de ses lambe*ux d'habits. Elle ferma ses yeux, ce qui étira malencontreusement l'entaille encore fraiche qui lui lacérait la joue. Elle grimaça. Lui, plongea dans l'e*u qui s'offrait à sa personne.

Quelques courts instants plus tard, Gabriel sortit de cette baignoire improbable et entoura sa taille d'un pagne qui était disposé non loin du bassin naturel. Il prit ensuite une petite serviette, l'humidifia et se dirigea vers Claire. Il hésita puis lui tamponna le visage, effaçant de ce fait, les marques laissées par ses assaillants. -En effet, cette e*u limpide possède des propriétés curatifs, régénératrices qui permettent la guérison des plaies légères.-

D'une main tremblante elle lui caressa ses cheveux, puis son visage. Le contact de leurs pe*ux revivifia leurs ardeurs. Tel deux aimants leurs bouches se rapprochèrent ostensiblement, le souffle de l'un se répercutant alors sur l'autre. Elle se mordit la lèvre inférieure et dans l'élan d'une pulsion non maitrisée l'embrassa fougueusement.

Je me laissai faire... elle m'avait envouté et ceci dès le premier jour où mon regard se posa sur sa be*uté sans pareille. Nos langues entamèrent alors un ballet acrobatique, fort agréable. L'envie l'un de l'autre croissait à mesure que nos corps s'apprivoisaient. Elle posa sa chaude main sur mon torse encore humide. Une onde de plaisir parcourut mon corps incandescent. Nous nous levâmes simultanément en nous enlaçant encore et encore. Baisers après baisers, étreintes après étreintes le désir doublé d'un plaisir intense s'amplifiait. Je ne pouvais désormais plus résister à l'appel charnel de son corps lui aussi en ébullition. Je cédai donc à mes instincts bestiaux, lui arrachant ce qui lui restait de robe, ce qui me fit découvrir un corps aussi parfait que ce que j'imaginais. Elle ne sourcilla point et au contraire me démontra en me titillant l'oreille droite avec ses cheveux, qu'elle aussi appréciait ce jeu d'adulte au quel nous commencions à jouer.

Les choses plus sérieuses débutèrent, lorsque ma langue partit à la découverte de ses formes si parfaites, explorant la moindre de ses courbes. Elle gémissait, sous les lacérations de mon arme à l'agilité féline. Je restais néanmoins l'esclave de mon imagination qui couplé à mes envies volcaniques donna vie à des choses interdites. Une plume, des draps en soie violine tout était prétexte à devenir un instrument de torture, pour nos êtres échauffés. Claire aussi esquissait de plus en plus des gestes novateurs, gagnant en assurance au détriment de sa timidité passée. Nos caresses devenaient de plus en plus jouissives, enivrantes. Et c'est ainsi, qu'au détour de l'une d'entre elle, qu'elle me dévêtit entièrement, attrapant délicatement avec sa bouche mon pagne....

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MessageSujet: Re: ll n'est de grand amour qu'à l'ombre d'un grand rêve.   Mer 29 Oct 2008 - 11:31

(Pas de moi)

Son dernier rempart était tombé dévoilant l’intensité et la force de son désir.
Il souleva Claire comme une plume légère afin que leurs bouches, à nouveau, se joignent. Elle accrocha ses bras au cou de son amant, noua sensuellement ses jambes à ses reins et se cambra dans un baiser torride, la danse de leurs langues caressantes leur tirait des gémissements.

Sans cesser de l’embrasser Gabriel déposa Claire tendrement sur le grand lit blanc qui serait le nid de leurs ébats, de leurs envies, de leur désir, de leur plaisirs, de leur amour puis se redressa pour regarder ce corps parfait qui s’offrait à lui, le galbe des seins aux pointes érigées qui se soulevaient au rythme rapide de la respiration de Claire, les courbes douces de ses hanches, l’effilé de ses jambes repliées sur les secrets qu’il lui tardait de découvrir à un point tel que c’était douloureux et que cette douleur même était un pur délice.

Claire sentait le regard de Gabriel sur elle comme une caresse enivrante, le moment d’attente qu’ils s’infligeaient tout deux faisait monter leur désir vers des sommets inégalés, elle ferma les yeux en frissonnant.
Quand elle sentit la bouche exigeante et sensuelle de son amant se refermer sur son sein elle gémit doucement et le laissa explorer les secrets de son corps jusqu’à l’explosion de plaisir qui tira un cri à Claire et un éclat de rire triomphant à Gabriel lequel, remontant d’un coup contre le corps de Claire, le posséda enfin.

Je me sentais complète, il était là, en moi, alternant douce lenteur avec force et vitesse, jouant de nos plaisirs comme d’un instrument fabuleux. Nos soupirs et nos respirations s’accélérant à l’unisson nous sentions monter en nous, comme une vague puissante, la jouissance que nous partagions pour la première fois avec émerveillement. Le jaillissement d’un plaisir énorme vint nous surprendre et je m’accrochais passionnément aux épaules de Gabriel dont le corps se contractait en spasmes successifs.

Quand mon amour frissonnant retomba près de moi, essoufflé, épuisé mais si tendre encore, nos bouches échangèrent un baiser plein de passion qui nous laissa planant dans une douce léthargie comme au réveil après un rêve.

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MessageSujet: Re: ll n'est de grand amour qu'à l'ombre d'un grand rêve.   Mer 29 Oct 2008 - 11:32

(De moi et ouè deux pour le prix d'un aujourd'hui )

Cœur fébrile, âme fougueuse ainsi était-elle… Sa be*uté vertigineuse envoûtait mon être. Bercé par la mysticité des lieux, je divaguais enlacé au sein de ses bras, tel un lionce*u apeuré, je me blottissais dans la chaleur de son corps voluptueux. Moment intemporel flirtant avec une félicité suprême, nous n’étions plus de ce sinistre monde, nos problèmes résonnaient comme de lointains songes aux esquisses fanées. Ivres d’un amour en floraison nous nous endormions, laissant vibrer nos enveloppes charnelles au tempo de nos souffles écourtés….
Une confiture de rêves ou une bride cauchemardesque m’éveilla subitement, m’emplissant alors d’un singulier sentiment étriqué. Je m’habillai prestement laissant ma douce aux griffes de son sommeil. Je l’admirai une sempiternelle fois, puis je disparus dans le dédale de couloirs….
A mesure que je me rapprochais du camp, cette sinueuse impression me rongeait davantage. Une odeur âcre semblait danser dans les airs…. Pas après pas, celle-ci se fit plus oppressante, plus présente jusqu’à en devenir incommodante, répulsive.
Mon estomac croulait sous les lacérations de spasmes chroniques… Je m’arrêtai béat, m’affaissant à genoux face au spectacle aux couleurs cataclysmiques qui s’offrait à mes yeux impuissants. Les effluves mortifères avaient atteint leur paroxysme et pour cause…. La mort régnait désormais en maîtresse sur ce qui fut mon clan. Le terme de « massacre » sonnait comme un doux euphémisme face à cette horreur sans dénomination possible. Les corps sans vie de mes compagnons jonchaient le sol abrupt du campement. Certains s’étaient vu allégés de leur tête, des ruisse*ux de sang filaient à partir de leur gorges. Un bras succédait à une jambe qui elle-même recouvrait un tronc. J’entendais des supplices qui comme une lugubre mélodie de fond parachevait ces immondices.

Je me relève, les larmes me viennent. Il fait chaud, très chaud. « Je suis en enfer, il ne peut en être autrement », me répétai-je inlassablement. Mon chemin de croix débute à cet instant, j’avance tête baissée, mon regard fuit les cadavres encore fumant, certains même semblent convulser sous le bruit sourd de mes pas. Les flammes lèchent toutes nos structures emportant avec elles mes années passées ici. « Qu’est-il donc arrivé ? » « Pourquoi? Éveilles-toi! Ce n‘est qu‘un mauvais rêve! »Pensai-je. Mais la vérité dans toute sa cruelle splendeur écrase mes futiles réflexions. Je m’enfonce d’avantage dans cette forêt cendrée et à me rapproche à foulées de lion de ma tente dévastée, j’y pénètre et constate que tout y est dévasté, retourné, les ride*ux encore tendus sont consumés par le brasier environnant, d’ailleurs la structure métallique parait souffrir, les armatures crient sous la température montante. Savez-vous ce qui me vient à l’esprit à ce moment précis? De la haine et de la colère, je ne comprends pas ce qui m’arrive et la rage éclipse peu à peu mon désarroi et ma peine. Elle s’amplifie en moi, je la sens brûler mes entrailles, ma respiration s’accélère, mes poings se ferment, je hurle pour exhorter cette furie croissante mais rien ne semble apaiser ma frénésie. N’avez-vous jamais ressenti pareille sensation? C’est enivrant et effrayant à la fois…. Je ne peux plus tenir en place, cette pulsion me gouverne entièrement, je suis comme spectateur de mon propre corps qui agit de façon primitive. J’attrape la cuve de cuivre devenue brûlante et dans un excès de déchaînement, l’envoi contre le lustre cristallin ancestral. Celui-ci explose littéralement, je ne me protège pas le visage. A quoi bon? A cet instant je me fous de tout! Des éclats viennent me lacérer les joues, les bras, le torse… Je saigne mais feins de ne pas sentir la douleur. Une fois la relique familiale à terre, je la fixe longuement et aperçois quelque chose qui s’apparente à une épée au milieu des débris. Je la saisie admirant le remarquable travail qui avait été effectué sur l’objet, « elle est d’une légèreté inhumaine et sculptée dans un matérie*u m’étant inconnu. » songeai-je à ce moment. J’entends au dehors des bruissements. Armée du glaive, je sors de mon ancien chez-moi et tourne ma tête en direction de l’endroit d’où ces murmures semblent provenir. Un homme, que je ne connais pas -Ou plutôt que je ne reconnais pas-, collecte sur mes défunts frères et sœurs d’armes, des bijoux. C’est alors que sans sommation aucune je m’élance vers lui et sans autre forme de procès, que mon intime conviction et mon envie de vengeance, je lui assigne un premier coup découpant -à ma grande surprise aisément- son bras gauche. Mon courroux ne connaît plus de limite et ce n’est plus un brasier qui incendie mon âme mais un ouragan enférique dans toute sa splendeur. L’homme hurle, mes tympans ne veulent entendre ses supplications. Un deuxième coup part, son autre bras tombe, des torrents sanguinolent sont projetés des orifices engendrés par mes découpes chirurgicales.

Le summum de ma haine allait être atteint dans les secondes qui venaient. En effet, lorsque mes yeux se posèrent sur feu la main du jugé responsable de ce qui était arrivé à mon clan, et qu’ils virent le collier de ma mère ainsi que celui de mon père, je ne pus contenir d’avantage mes pulsions et m’acharnai sur cet être qui paraissait si frêle. Je tailladai, son dos nu et son cou mais lui restait immuable, me tournant le dos. Dans un dernier élan de colère et accompagné d’un hurlement salvateur je lui tranchai la tête. Le déchirement provoqua un craquement et un geyser de sang fut propulsé hors de lui. Une sensation de soulagement m’envahit alors…. La tête de mon condamné tomba puis roula jusqu’à mes pieds tel un ballon, elle était figée dans une expression d’incompréhension des larmes de sang suintant de son regard, un regard que je connaissais que trop…. Je venais d’assassiner mon père…

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MessageSujet: Re: ll n'est de grand amour qu'à l'ombre d'un grand rêve.   Ven 13 Mar 2009 - 23:57

(Après une dispute avec Cathy, j'ai été obligé d'abréger et conclure l'histoire Sad)

Une poignée de jours plus tard…

Docilité de circonstance rongeant pas après pas les danses les plus vertigineuses. Des cris comme des murmures, des gestes tels des souffles, des vies qui s’envolent faisant fi des défis des Figures établies. Des ombres malignes aux délicieuses couleurs sombres me couvrent de leur voile de nuit. Dans cette obscurité je m’évanouis, soudain un écho lointain presque imperceptible me tire de mes songes dénués de temps. Des effluves de miasmes m’arrachent à ma dangereuse rêverie. Je suis là sans y être. Caressant mes cheveux ébouriffés, je me lève! Douce torture, ma tête claque…Je me souviens. Des images filent, valsant sans tempo dans mon esprit. Je tremble. Seul ou presque dans ma prison de verre. J’ai mal. Mes haillons s’accordent à mes pensées déambulantes. Je voudrais m’évaporer, voler tel l’éther vers mes chimères, loin de ces barres de fer, loin d’ici bas, loin de tout. Une fraîche brise me fredonne de douces sonorités. Mes blessures suintent. Je me retourne. Horreur. Ma douce étendue me fixe, ses yeux verts ternes ont perdu leur éclat d’antan. Elle se meurt, son visage de lys traduisant son désir de liberté. Je ressens un profond émoi, me remémore cette scène ultime, où d’un tranchant elle m’avait frappée. Mon estomac s’en noue encore. Comment avait-elle pu révéler la position de notre clan? Moi qui l’avais aimé d’un amour sans frontière. Comment avait-elle pu me trahir. Ces questions jalouseront à jamais des réponses dont je ne connaîtrai jamais la profondeur, car déjà la faucheuse arrive et lui tend une main glacée, son frêle cœur s’accélère. Un spasme la lacère. Mes paupières se ferment. Et c’est dans cette intimité à demi ton, que la vie lui est arrachée.

Quant à moi j’ai l’éternité des prisons de la Corporation pour songer à la dissolution d’un rêve, balayé trop vite par des motivations et des passions qui me dépassaient et me dépassent encore. L’amour rend aveugle, cette phrase prend aujourd’hui une autre dimension.

Je peux ainsi affirmer sans détours, sans regrets, sans hâte et à cœur ouvert, que nul amour ne peut être à l’ombre d’un grand rêve…

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MessageSujet: Re: ll n'est de grand amour qu'à l'ombre d'un grand rêve.   Sam 14 Mar 2009 - 11:29

(But who is Cathy?)
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MessageSujet: Re: ll n'est de grand amour qu'à l'ombre d'un grand rêve.   Sam 14 Mar 2009 - 15:23

(Celle qui écrivait avec moi, sry oublié de préciser avant)

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